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2012/05/04
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Lettre au rédacteur - Montreal Gazette
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En réponse à l’article paru dans le quotidien The Gazette le 4 mai 2012, j’aimerais clarifier le fait qu’à l’Hôpital général juif, les temps d’attente pour les coloscopies sont déterminés au cas par cas, selon les besoins du patient.
Comme l’a écrit l’an dernier dans ce même quotidien le Dr Albert Cohen, chef de notre division de gastroentérologie, si une personne en santé subit une première coloscopie et que les résultats sont normaux, un rendez-vous de suivi sera prévu dans cinq ou dix ans, ce qui est une attente raisonnable pour la personne en question. Toutefois, comme les personnes présentant un risque plus élevé de développer un cancer colorectal peuvent avoir besoin d’une coloscopie plus souvent, on leur demande de prendre rendez-vous un an avant la date désirée.
Pour les patients qui présentent des symptômes anormaux, les temps d’attente sont plus courts, selon la gravité des symptômes. Plus de la moitié des plages horaires disponibles sont réservées pour les cas urgents. L’objectif de l’HGJ est de s’assurer que les patients dont l’état nécessite une coloscopie de façon urgente aient accès à la procédure le plus rapidement possible.
Les retards sont dus à l’augmentation considérable du volume de patients. Il y a dix ans, l’Hôpital général juif effectuait approximativement 4 000 coloscopies par année, comparativement à environ 10 000 maintenant. Mais cet accroissement de la demande ne s’est pas accompagné d’une augmentation suffisante des ressources dans le système de santé public.
Comme les délais d’attente sont longs, la Division de gastroentérologie n’a pas les ressources nécessaires pour accepter de nouveaux patients. Les nouveaux patients sont redirigés vers leur médecin de famille pour que des rendez-vous soient prévus ailleurs. Pour éviter le risque de retarder un traitement urgent, on demande au patient de prendre rendez-vous ailleurs en espérant qu’un traitement, si nécessaire, lui sera offert plus rapidement.
Le Dr Cohen a travaillé sans relâche pour créer une nouvelle unité d’endoscopie à la fine pointe qui est maintenant prête à utiliser par la Division de gastroentérologie, et ce, après toute une année de préparation et une aide financière de 1,3 million de dollars provenant de donateurs privés. Cependant, il reste à obtenir l’approbation du gouvernement pour le financement du personnel requis pour cette nouvelle salle. C’est très important parce que les gastroentérologues à l’Hôpital général juif disposent de moins d’une journée par semaine de temps d’endoscopie, soit beaucoup moins que la moyenne québécoise qui est de deux jours par semaine.
De plus, l’HGJ n’appuie pas les médecins qui font activement la promotion de toute activité pouvant les mettre en situation de conflit d’intérêts. Néanmoins, les patients peuvent décider de s’adresser au privé pour subir leur coloscopie; ce choix leur appartient.
Certains médecins hospitaliers ont choisi de travailler dans des cliniques privées parce qu’il y a une limite au nombre d’heures de travail qu’un médecin peut effectuer à l’hôpital -- limite imposée en raison des contraintes budgétaires. Ainsi, certains médecins choisissent de combler leurs heures de travail dans le secteur privé.
Cependant, il importe également de noter que les salles d’endoscopie dans l’hôpital ne restent jamais inoccupées lorsque certains médecins travaillent dans des cliniques privées. Et les médecins à tous les niveaux prennent très au sérieux leur engagement envers l’HGJ en ce qui concerne les soins aux patients, l’enseignement et les tâches administratives. Leur travail en clinique privée passe donc après toutes les obligations qu’ils ont à remplir à l’hôpital et à l’Université McGill.
Nous nous efforçons de trouver des solutions localement et au niveau provincial, entre autres en établissant des partenariats novateurs avec d’autres établissements de soins de santé. Par exemple, il est proposé de déplacer les coloscopies de routine à l’extérieur des hôpitaux, dans des cliniques médicales publiques et d’autres installations qui disposent d’une capacité excédentaire.
Dr Joseph Portnoy
Directeur des services professionnels
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